L'accès à la pilule contraceptive bientôt restreint

Et si, au lieu de favoriser l’accès aux moyens de contraception au plus grand nombre, on restreignait la possibilité de s’en procurer un?

C’est ce qu’envisage l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui voudrait limiter la prescription de la pilule de 3e génération aux seuls spécialistes, gynécologues ou endocrinologues, en raison de risques sanitaires.

Une concertation sur le sujet va être lancée dès ce mercredi avec les professionnels.

La contraception de 3e génération, utilisée par 1,5 à 2 millions de femmes, pourrait provoquer des risques thrombo-emboliques, c’est-à-dire l'altération des vaisseaux sanguins.

Récemment, Marion Larat, une jeune femme de 25 ans a porté plainte au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Handicapée à 65% depuis un AVC (accident vasculaire cérébral), elle impute son accident à cette fameuse pilule de 3e génération et selon ses avocats, les plaintes de 30 autres femmes seraient déposées début janvier.