Elle force sa fille adoptive à tomber enceinte à sa place

Une mère de famille a été condamnée à cinq ans de prison pour avoir contraint sa fille de 14 ans à subir plusieurs inséminations artificielles avec du sperme acheté sur internet.

A young woman, her identity hidden, in silhouette against a window

Elle était prête au pire pour avoir un autre enfant.

L'affaire a été jugée l'an dernier, mais les documents judiciaires étaient jusqu'à présent tenus secrets. Relayés notamment par le quotidien The Guardian, ils indiquent que la jeune fille, vierge en 2008, avait réalisé elle-même, pendant deux ans, sept inséminations artificielles à l'aide de seringues de sperme que sa mère se chargeait de lui fournir. Elle les achetait sur internet, via la banque de sperme Cryos, basée au Danemark.

Enceinte à 16 ans, la jeune fille, dont le nom et le lieu de résidence ne sont pas divulgués, a accouché à 17 ans, après au moins une fausse-couche.

L'affaire a éclaté au grand jour quand les sages-femmes ont remarqué l'attitude étrange de la mère, qui tentait d'empêcher sa fille de tisser des liens avec le nourrisson - elle ne voulait notamment pas que celle-ci l'allaite. Après plusieurs incidents, les services sociaux puis la police se sont penchés sur ce cas, en juillet 2011.

Dans sa décision, le juge de la Haute cour, Peter Jackson, décrit «un sentiment constant d'incrédulité face à l'attitude aussi perverse et égoïste d'un parent à l'égard d'un enfant vulnérable».

La mère, une Américaine divorcée qui avaient déjà adopté trois filles faute de pouvoir donner naissance elle-même, en voulait une quatrième. Les autorités avaient rejeté sa demande.

Pour être sûre que la plus âgée tombe enceinte d'une fille, la mère lui faisait prendre des douches de vinaigre et de jus de citron, et la soumettait à un régime particulier, croyant que cela aurait une influence quelconque sur le sexe de l'enfant.

Incarcérée pour cruauté envers une enfant, la femme avait une attitude très possessive vis-à-vis de ses filles, qu'elle éduquait elle-même, rideaux tirés, pour les tenir éloignées du monde.

«Je n'ai pas eu le courage de lui dire que je ne voulais pas le faire», a déclaré la jeune fille lors du procès, selon le quotidien The Daily Mail. Elle a également affirmé avoir fait cela car elle aimait sa mère, et qu'elle se sentait reconnaissante vis-à-vis de celle qui l'avait recueillie. «Ma mère est quelqu'un de très déterminé», a-t-elle ajouté.

Les autorités sanitaires, qui se disent «choquées», ont assuré qu'un débat serait engagé sur la question du "commerce international du sperme"

Sources: LeFigaro.fe Avec AP et Reuters

madiWIKIbuzzer